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Pedro Almodovar s'est taillé en quelques années une place de choix dans le cinéma mondial, celle d'un auteur culte qui mélange les genres et les couleurs de façon éclatante. Dans cette interview, il parle de son étiquette de cinéaste "provocateur", une appellation qu'il ne renie pas, bien qu'il revendique avant tout une volonté de raconter des histoires avec simplicité et sincérité, de communiquer avec ses spectateurs sans chercher à les provoquer. Almodovar parle également du changement radical qu'a connu la société espagnole à la fin de la dictature franquiste, sans lequel son cinéma n'aurait jamais pu voir le jour. Il précise d'ailleurs que ses films font beaucoup moins scandale dans son pays natal qu'à l'extérieur : selon lui, le public espagnol se montre très tolérant sur les sujets tels que la drogue ou la sexualité. Le cinéaste se présente enfin comme un peintre frustré, une frustration qu'il exprime dans ses réalisations à travers l'utilisation de la couleur, principalement le rouge, couleur du sang, de l'amour, de la mort, qui l'obsède et qu'il utilise de façon instinctive.