• 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
(185 votes )

1970

La RTB a acquis une solide réputation dans le domaine des grands reportages. Elle envoie ses équipes partout où l’actualité internationale le justifie. Pendant un tournage sur les conflits dans la péninsule indochinoise, Raoul Goulard et les trois membres de son équipe sont enlevés par le mouvement des rebelles laotiens et séquestrés dans la jungle khmer. Il faut deux mois pour qu’ils soient libérés…

1973

La « cité Reyers » est construite, la TV quitte Flagey. Les studios révèlent toutes leurs potentialités technologiques, permettent des enregistrements publics. Résultat le secteur des variétés connaît un réel essor. C’est de cette époque que datent des émissions comme Chansons à la carte, ou des divertissements comme Voulez-vous jouer ? puis A qui le gant ? La RTB peut alors exploiter la veine des jeux sur lesquels elle a toujours beaucoup misé. « Le Francophonissime » ou « Jeux sans frontière » sont des exemples de collaborations multilatérales, qu’il s’agisse de farce, de pantalonnades ou de joutes plus intelligentes. A signaler, parmi les monuments, « Visa pour le Monde » basé sur une recette inhabituelle : des découvertes géographiques et exotiques, à travers des séquences d’illustration, qui alternent avec des questions parfois hyper-pointues qui échappent à monsieur tout le monde mais qui crée un insoutenable suspens de semaine en semaine.

1976

Les téléspectateurs découvrent une nouvelle émission : « Autant Savoir », tous les jeudis, juste après le journal. Ce magazine prend le relais du « Magazine des consommateurs », mais il innove. Sous la férule de Jacques Brédael, il adopte un nouveau style inconnu jusqu’alors : le reportage de vingt minutes. Cette durée, inhabituellement courte pour l’époque, nécessite un ton incisif, précis, efficace. Elle élargit également son propos : elle aborde toutes les facettes de la qualité de la vie. Elle prend délibérément le point de vue de l’utilisateur, du client, du patient, du contribuable, du locataire. Elle est parmi les premières à attirer l’attention sur les dangers de l’amiante, ou plus tard, la maladie de la vache folle. Elle parle de citoyenneté sans le dire et bien avant l’heure.

1977

C’est l’année des sigles. La RTB s’adjoint un qualificatif francophone et devient la RTBF. Puis la télévision se dédouble, une seconde chaîne est créée. Nommée RTBIS, elle permet des rediffusions mais surtout, elle dégage de l’espace et du temps pour des retransmissions intégrales d’événements : patinage artistique, tournois tennistiques mais également le concours Reine Elisabeth. Et comme si ce deuxième programme ne suffisait pas, une innovation technologique est lancée : le télétexte Perceval. Le petit écran n’est plus seulement un support d’images mobiles, il sert à visualiser de courtes informations rédigées en quelques lignes.